Rues et quartiers
Cette exposition a eu lieu en avril 2007. Son objectif était de restituer aux visiteurs Chaponois tous les éléments susceptibles de retracer l'histoire de leurs rues ou de leurs quartiers, et cela depuis l'antiquité jusqu'à nos jours.
Récriminations des Chaponois sur l’état des rues au XIIIème siècle
"La plus grande partie des chemins sont très difficiles à pratiquer, notamment pendant la saison de l'hiver, étant la plupart montueux, garnis de pierres et rochers, et les autres très aquatiques et boueux…"
"A l'Arcelans il y a de la glace et le rocher est très pentif…"
Recensement de décembre 1757.
ADR 1G 168
"Il n'y a aucun chemin royal, les chemins seigneuriaux et voisineaux sont dans le plus mauvais état".
Réponse de Chaponost aux instructions demandées par l'assemblée de département de l'élection de Lyon, 1788
"La commune à raison de ses mauvais chemins escarpés ne peut tirer aucun engrais de Lyon…"
" Faute de moyens on ne peut réparer les misérables chemins vicinaux…"
27 thermidor an XIII (16 juillet 1805).
AMC, registre D1
Le premier garde champêtre
Par les délibérations du 8 mars et du 26 avril 1806, le conseil municipal nomme le premier garde-champêtre, André Boudry, "pour la sûreté et police des chemins et propriétés rurales", dont il définit ainsi les obligations :
"s'engage ledit Boudry à faire des tournées dans la commune pour la conservation des propriétés, l'entretien de chemins vicinaux et enfin tous les objets concernant la police".
AMC, registre D1
Quelques grandes décisions municipales
- création de la route du pont d’Oullins à Saint-Symphorien par Chaponost, dite « la nouvelle route » ou « route des Esses », actuelle D50 : Le 14 mai 1843, le maire Jean-Marie Devay présente un projet de « route de la montagne », du pont d’Oullins à Saint-Symphorien par Chaponost :« ...les commu
nes ont besoin de voies de communication promptes et courtes pour porter leurs produits à Lyon... Le Forez qui fait une très grande consommation de vins du Lyonnais, Beaujolais, viendra chez nous par Saint-Symphorien, Saint-Martin, acheter les nôtres, qui sont délaissés par lui, faute de chemins.... » AMC, registre D6
- dénomination des rues : Au cours du XIXe siècle, les voies sont hiérarchisées et numérotées : on distingue alors les chemins de grande (ou moyenne) communication, les chemins vicinaux et les
chemins ruraux. Une autre catégorie est introduite : les chemins d’intérêt commun, comme le chemin IC n°19, l’actuelle D 50. L’usage cependant donnait un nom aux rues principales : l’actuelle rue Chapard est tantôt la rue de l’Église, tantôt la rue du Bouvier, ou encore plus tard la rue de la Poste.
Ce n’est qu’au début du XXe siècle que l’on commence à donner aux rues ou places des noms de personnes dont on voulait perpétuer le souvenir. Les deux premières ainsi honorées sont Pierre Valette, l’obtenteur de la fraise Sulpice-Barbe (place de l’Orme), et Raoul Jacquemet, propriétaire des Cartières et bienfaiteur de la commune (place de Chaponost-le-Vieux).

